Karl Marx

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Karl Marx, 5 mai 1818 - 14 mars 1883

Sommaire

Propos de Karl Marx

Sur le socialisme

« L'Histoire de toute société jusqu'à nos jours, c'est l'histoire de la lutte des classes. Homme libre et esclave, patricien et plébéien, baron et serf, maître de jurande et compagnon, en un mot : oppresseurs et opprimés, se sont trouvés en constante opposition; ils ont mené une lutte sans répit, tantôt déguisée, tantôt ouverte, qui chaque fois finissait soit par une transformation révolutionnaire de la société tout entière, soit par la ruine des diverses classes en lutte. »

  • Manifeste du Parti Communiste (1848)

« On ne me doit en rien la découverte des classes dans la société contemporaine et de la lutte entre elles. Bien avant moi, des historiens bourgeois ont décrit le développement historique de la lutte des classes et des économistes bourgeois l’anatomie économique des classes. »

  • Karl Marx à Georg Weydemeyer, 5 mars 1862

« Le bien, c’est le mal en un sens, c’est ce qui doit être éliminé, c’est ce qui s’oppose à un progrès des relations interhumaines ; le « mal », c’est le bien puisqu’il produit le mouvement qui fait l’histoire en constituant la lutte. »

  • Misère de la philosophie, coll. « Bibliothèque de la Pléïade », t.I, p. 89

« Les communistes dédaignent de faire un secret de leurs idées et de leurs intentions. Ils déclarent ouvertement que leurs fins ne pourront être atteintes sans le renversement violent de tout l’ordre social tel qu’il a existé jusqu’à présent. »

  • Karl Marx, Manifeste du parti communiste, t.I, coll. « Bibliothèque de la pléïade », p. 194
  • « La force est l’accoucheuse de toute vieille société en travail. La force est un agent économique. »
  • Karl Marx, Le Capital, coll. « Bibliothèque de la Pléïade », t.I, p. 31

« On ne me doit en rien la découverte des classes dans la société contemporaine et de la lutte entre elles. Bien avant moi, des historiens bourgeois ont décrit le développement historique de la lutte des classes et des économistes bourgeois l’anatomie économique des classes. »

  • Karl Marx à Georg Weydemeyer, 5 mars 1862

« La violence est la sage-femme qui aide la nouvelle société à naître des entrailles de l'ancienne. » ou « La force est l’accoucheuse de toute vieille société en travail. La force est un agent économique. »

  • Le Capital, coll. « Bibliothèque de la Pléïade », t.I, p. 31

« Le bien, c’est le mal en un sens, c’est ce qui doit être éliminé, c’est ce qui s’oppose à un progrès des relations interhumaines ; le « mal », c’est le bien puisqu’il produit le mouvement qui fait l’histoire en constituant la lutte. »

  • Misère de la philosophie, coll. « Bibliothèque de la Pléïade », t.I, p. 89

« Les communistes dédaignent de faire un secret de leurs idées et de leurs intentions. Ils déclarent ouvertement que leurs fins ne pourront être atteintes sans le renversement violent de tout l’ordre social tel qu’il a existé jusqu’à présent. »

  • Manifeste du parti communiste, t.I, coll. « Bibliothèque de la pléïade », p. 194

« La richesse des sociétés dans lesquelles règne le mode de production capitaliste s'annonce comme une "immense accumulation de marchandises". »

  • Phrase d'ouverture, Le Capital

« Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c'est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience. »

« Pour obtenir le contrôle total, deux ingrédients sont essentiels : une banque centrale, et un impôt progressif, pour que les gens ne s'en rendent pas compte. »

« Avant tout, nous constatons que les droits dits de l'homme, les droits de l'homme par opposition aux droits du citoyen, ne sont rien d'autre que les droits du membre de la société bourgeoise, c'est-à-dire de l'homme égoïste, de l'homme séparé de l'homme et de la collectivité. »

« Il n'y a qu'une façon de tuer le capitalisme: des impôts, des impôts et toujours des impôts. »

« Toute classe qui aspire à la domination doit conquérir d'abord le pouvoir politique pour représenter à son tour son intérêt propre comme étant l'intérêt général. »

« La religion est le soupir de la créature accablée, le cœur d’un monde sans cœur, comme elle est l’esprit d’une époque sans esprit. Elle est l'opium du peuple. »

  • Contribution à la critique de la philosophie du droit de Hegel

« Les philosophes n'ont fait qu'interpréter diversement le monde ; il s'agit maintenant de le transformer. »

  • Thèse sur Feuerbach, 1845
„Die Philosophen haben die Welt nur verschieden interpretiert, es kömmt drauf an, sie zu verändern.“
Thesen über Feuerbach

« Bientôt je proférerai sur l'humanité
D'horribles malédictions [...]
S'il y a quelque chose capable de détruire,
Je m'y jetterai à corps perdu,
Quitte à mener le monde à la ruine.
Oui ce monde qui fait écran entre moi et l'abîme,
Je le fracasserai en mille morceaux
A force de malédictions ;
J'étreindrai dans mes bras sa réalité brutale,
Dans mes embrassements il mourra sans un mot,
Et s'effondrera dans un néant total,
Liquidé, sans existence,
Oui, la vie, ce sera vraiment cela ! »

  • Oulanem, citation extraite de, Robert Payne, The Unknown Karl Marx, New York University Press, 1971

« La propriété privée nous a rendus si stupides et si bornés qu'un objet n'est nôtre que lorsque nous le possédons. »

« Dans la famille, l'homme est le bourgeois ; la femme joue le rôle du prolétariat. »

  • L'Origine de la famille, de la propriété privée et de l'État

« La bourgeoisie a joué dans l'histoire un rôle éminemment révolutionnaire.

Partout où elle a conquis le pouvoir, elle a foulé aux pieds les relations féodales, patriarcales et idylliques. Tous les liens complexes et variés qui unissent l'homme féodal à ses "supérieurs naturels", elle les a brisés sans pitié pour ne laisser subsister d'autre lien, entre l'homme et l'homme, que le froid intérêt, les dures exigences du "paiement au comptant". Elle a noyé les frissons sacrés de l'extase religieuse, de l'enthousiasme chevaleresque, de la sentimentalité petite-bourgeoise dans les eaux glacées du calcul égoïste. Elle a fait de la dignité personnelle une simple valeur d'échange; elle a substitué aux nombreuses libertés, si chèrement conquises, l'unique et impitoyable liberté du commerce. En un mot, à la place de l'exploitation que masquaient les illusions religieuses et politiques, elle a mis une exploitation ouverte, éhontée, directe, brutale.

La bourgeoisie a dépouillé de leur auréole toutes les activités qui passaient jusque-là pour vénérables et qu'on considérait avec un saint respect. Le médecin, le juriste, le prêtre, le poète, le savant, elle en a fait des salariés à ses gages.

La bourgeoisie a déchiré le voile de sentimentalité qui recouvrait les relations de famille et les a réduites à n'être que de simples rapports d'argent.

La bourgeoisie a révélé comment la brutale manifestation de la force au moyen âge, si admirée de la réaction, trouva son complément naturel dans la paresse la plus crasse. C'est elle qui, la première, a fait voir ce dont est capable l'activité humaine. Elle a créé de tout autres merveilles que les pyramides d'Egypte, les aqueducs romains, les cathédrales gothiques; elle a mené à bien de tout autres expéditions que les invasions et les croisades.

La bourgeoisie ne peut exister sans révolutionner constamment les instruments de production, ce qui veut dire les rapports de production, c'est-à-dire l'ensemble des rapports sociaux. Le maintien sans changement de l'ancien mode de production était, au contraire, pour toutes les classes industrielles antérieures, la condition première de leur existence. Ce bouleversement continuel de la production, ce constant ébranlement de tout le système social, cette agitation et cette insécurité perpétuelles distinguent l'époque bourgeoise de toutes les précédentes. Tous les rapports sociaux, figés et couverts de rouille, avec leur cortège de conceptions et d'idées antiques et vénérables, se dissolvent; ceux qui les remplacent vieillissent avant d'avoir pu s'ossifier. Tout ce qui avait solidité et permanence s'en va en fumée, tout ce qui était sacré est profané, et les hommes sont forcés enfin d'envisager leurs conditions d'existence et leurs rapports réciproques avec des yeux désabusés.

Poussée par le besoin de débouchés toujours nouveaux, la bourgeoisie envahit le globe entier. »

  • Manifeste du Parti Communiste, 1848

« Qu’est-ce que la société, indépendamment de sa forme ? Le produit de l’action mutuelle des hommes. Les hommes sont-ils libres de choisir telle ou telle forme de société ? En aucune manière. Suppose différentes étapes de développement du commerce et de la consommation. Suppose des étapes particulières du développement de la production, du commerce et de la consommation, et tu auras une structure sociale correspondante. »

  • « Lettre à P.V. Annekov », 28 décembre 1846

« Abolissez l’exploitation de l’homme par l’homme, et vous abolirez l’exploitation d’une nation par une autre nation. Du jour où tombe l’antagonisme des classes à l’intérieur de la nation, tombe également l’hostilité des nations entre elles »

  • Manifeste du Parti Communiste, op. cit.

Racisme

« Observons le Juif de tous les jours, le Juif ordinaire et non celui du sabbat. Ne cherchons point le mystère du Juif dans sa religion, mais le mystère de sa religion dans le Juif réel. Quelle est donc la base mondaine du judaïsme ? C'est le besoin pratique, l'égoïsme. Quel est le culte mondain du Juif ? C'est le trafic. Quelle est la divinité mondaine du Juif ? C'est l'argent. »

« Cette ordure de correspondant berlinois [...] est un youpin du nom de Meier... »

« Cette demoiselle [...] est la créature la plus laide [...], une affreuse tête de juive.

« Il y a ici [à Ramsgate] beaucoup de juifs et de puces. »

« Ce négro-juif de Lassalle [...] ses cheveux le prouvent, il descend de nègres... »

« La libération de l'Europe vis-à-vis des valeurs capitalistes est identique à sa libération vis-à-vis des valeurs juives. »

« La nationalité chimérique du Juif est la nationalité du commerçant, de l'homme d'argent en général. »

  • La question juive, 1844

« Ne cherchons pas le secret du Juif dans sa religion, mais cherchons le secret de la religion dans le Juif réel. Quel est le fond profane du judaïsme ? Le besoin pratique, l'utilité personnelle. Quel est le culte profane du Juif ? Le trafic. Quel est son dieu profane ? L'argent. [...] La nationalité chimérique du Juif est la nationalité du commerçant, de l'homme d'argent. Le judaïsme n'atteint son apogée qu'avec la perfection de la société bourgeoise ; mais la société bourgeoise n'atteint sa perfection que dans le monde chrétien [...]. Le christianisme est issu du judaïsme ; et il a fini par se ramener au judaïsme. [...] Ce n'est donc pas seulement dans le Pentateuque et le Talmud, c'est dans la société actuelle que nous trouvons l'essence du Juif de nos jours. [...] L'argent est le dieu jaloux d'Israël, devant qui nul autre dieu ne doit subsister. [...] L'argent abaisse tous les dieux de l'homme et les change en marchandise. L'argent est la valeur générale et constituée en soi de toutes choses. »

  • La question juive, 1844

"Until its complete extermination or loss of national status, this racial trash always becomes the most fanatical bearer there is of counter-revolution, and it remains that. That is because its entire existence is nothing more than a protest against a great historical revolution... The next world war will cause not only reactionary classes and dynasties, but also entire reactionary peoples, to disappear from the earth. And that too is progress."

  • Neue Rheinische Zeitung, 1849

"The classes and the races too weak to master the new conditions of life must give way.... They must perish in the revolutionary holocaust."

  • Marx People's Paper, April 16, 1856, Journal of the History of Idea, 1981
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« Bridez la sexualité et vous hâterez l’émancipation du prolétariat ! »

  • Karl Marx

Citations sur Karl Marx

« Marx [...] notre maitre immortel à tous. »

« Comme Keynes, il est possible d’admirer Marx tout en considérant néanmoins que sa vision sociale est fausse et que chacune des préoccupations est fallacieuse. »

"There is one good thing about Marx: he was not a Keynesian."

« Il a l'esprit destructeur et son cœur déborde plus de haine que d'amour pour les hommes. »

  • Giuseppe Mazzini, cité par Fritz Raddatz, édité par Hoffmann et Campe, Allemagne, 1975

« Nous nous situons complètement dans le prolongement de Marx. »

« Karl Marx a eu tort sur tout.

Quand on me dit, le capitalisme n'aime pas les pauvres, je réponds, c'est vrai, nous voulons en faire des riches. Ce sont les socialistes qui en ont besoin comme clientèle.

Le marxisme, de façon unique parmi les philosophies politiques, s'est défini lui-même comme une science. Pour ses adhérents, ses propositions ne sont pas spéculatives mais empiriques. En tant que bon hégélien, Marx voyait ses prévisions comme faisant partie d'un processus historique inexorable. Et pourtant, elles se sont toutes - toutes - révélées fausses.

Le capitalisme était supposé détruire la classe moyenne, laissant une minuscule clique d'oligarques gouverner un vaste prolétariat. En fait, le capitalisme a agrandi la bourgeoisie partout où il a été pratiqué. Le capitalisme était supposé abaisser le niveau de vie pour la majorité. En fait, le monde est plus riche qu'il n'aurait été concevable il y a 150 ans. Tout le système de marché était supposé être au bout du rouleau au temps où Marx et Engels écrivaient. En fait, il entrait dans son âge d'or, profitant immensément aux plus pauvres. Comme l'a dit Schumpeter, la princesse a toujours pu se permettre des bas de soie, mais il a fallu le capitalisme pour les mettre à la portée de la jeune fille de la boutique. Le niveau de vie d'un Britannique vivant du RMI aujourd'hui est plus élevé que celui du Britannique gagnant le salaire moyen en 1920.

Je ne sais pas combien de personnes qui répètent les mots de Marx comme des perroquets sont au courant qu'ils le font. Mais, quel que soit le nom qu'on lui donne, les événements ont eu sensationnellement peu de prise sur cette doctrine. On aurait pu croire, et je l'ai cru, que l'effondrement des régimes du pacte de Varsovie en 1989 aurait réfuté définitivement le socialisme révolutionnaire. Et cependant, des générations successives continuent de tomber dans le panneau.

Plus je lis de choses sur la psychologie comportementale, plus je pense que les idéologies sont autant un produit de la nature des gens que de l'observation du réel. Les doctrines perverties qui ont fait passer les bolchéviques à l'acte, pourraient être immanentes dans une portion de l'humanité. Certaines personnes sont déterminées à voir tout succès comme une arnaque aux dépens de quelqu'un d'autre, toute transaction comme une exploitation, tout exercice de la liberté comme le viol de quelque plan idéal, toute tradition comme une superstition.

Alors que nous approchons du bicentenaire de sa naissance, comme il est délicieux de constater que Karl Marx a été transformé en la chose qu'il détestait plus que tout : le prophète d'une foi irrationnelle. »

  • Daniel Hannan, Contrepoints.org, 13 août 2012

« Dans une lettre du 19 octobre 1877, Marx tourne en ridicule « une bande d’étudiants à peine à l’âge de raison et de docteurs superfins » qui voudraient donner au socialisme non pas une base matérialiste mais une orientation née de la croyance aux valeurs morales, lesquelles forment, dit Marx, « une nouvelle mythologie avec toutes ses déesses de la Justice, de la Liberté, de l’Egalité, et de la Fraternité ». La référence du marxisme, son alpha et son oméga, c’est l’Histoire, la déesse Histoire – et tant mieux si des violences et des guerres surgissent qui en hâtent le mûrissement. Le 11 janvier 1860, Marx, présenté comme un humaniste, écrivait à Engels : « L’agitation sociale est donc déclenchée à l’Ouest et à l’Est. Si nous y ajoutons l’effondrement imminent de l’Europe centrale, nous verrons des choses superbes. »

  • Un pavé dans l’histoire, Le débat français sur le Livre noir du communisme, Pierre Rigoulot, Ilios Yannakakis, Robert Laffont, p. 127-128
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